11 Sep 2018

Bien vieillir : quelle perception de la longévité en France ?

L’image de déclin liée à l’âge a fait son temps… Le défi de la longévité détient aujourd’hui toutes les promesses chères aux séniors : vieillir en bonne santé, mais pas seulement. Le lien social joue également un rôle primordial dans ce que l’on s’accorde à appeler « la quête du bien vieillir ».

 

Paradoxe de nos sociétés modernes : le regard social fixe l’entrée dans l’âge dit sénior à 50 ans, alors que nous vivons de plus en plus longtemps en bonne santé.  A quel âge devient-on vraiment vieux aujourd’hui en France ? Ou plutôt, à partir de quel âge est-on considéré comme âgé ? A cette question, l’institut Viavoice indique, dans une étude consacrée à « la société de la longévité »*, que l’on est considéré comme âgé à partir de 57 ans dans la vie professionnelle. On grappillerait dix petites années de plus dans la sphère personnelle et privée.

En pleine mutation, la société française s’accorde, bon an mal an, à relever ses nouveaux défis démographiques. C’est en tout cas la perception qu’en en ont les personnes interrogées lors de l’étude. 75 % d’entre elles ont en effet le sentiment de bien vieillir en France.

Mais si la grande majorité des Français perçoit l’arrivée de la retraite comme une source de stimulation ou de soulagement, ils restent encore peu nombreux à bien la préparer. En cause, le manque d’information concernant leurs futurs revenus à la retraite et les aides sociales mises à leur disposition. Autre paradoxe, alors que 3/4 des Français souhaiteraient vieillir à leur domicile, ils ne seraient que 22 % parmi les plus de 65 ans à avoir aménagé leur logement pour l’adapter aux besoins liés à l’âge. Un déni des risques liés à la dépendance, au temps qui passe ? Et pourtant bien vieillir, cela s’apprend dit-on !

Accompagner la longévité

Outre le souhait de rester autonome le plus longtemps possible, la qualité des liens sociaux jouerait un rôle majeur dans le bien vieillir, d’autant plus en l’absence des contacts professionnels. Ainsi 42 % des sondés estiment que le bien-être des séniors passe par une vie en connexion avec la société. Viendrait ensuite le niveau du pouvoir d’achat, marqueur essentiel afin d’adoucir le passage à la retraite. L’aspect financier reste à cet égard l’une des sources d’inquiétude majeure pour les séniors.

Depuis quelques années, l’augmentation de la part des séniors au sein de la société mobilise de nombreux acteurs institutionnels dans l’accompagnement d’un mieux vieillir. C’est le cas des collectivités locales et des organismes de protection sociale. Parmi eux, les mutuelles disposeraient d’une légitimité accrue (30 %) confortée par leur rôle croissant en matière de santé publique : prévention, prévoyance…

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