20 Nov 2018

Cinq bonnes raisons de se faire dépister

Identifier au plus tôt une maladie dans le but d’en arrêter la progression, c’est tout l’enjeu des tests de dépistage aujourd’hui largement plébiscités par les autorités de santé. Et même si l’on se croit en bonne santé, il est essentiel d’intégrer cette démarche préventive, quel que soit son âge…

 

Tous concernés

« Mieux vaut prévenir que guérir », le vieil adage se décline à tous les âges. Que l’on soit homme ou femme, certains bilans médicaux ne doivent pas être négligés.

Parmi les tests de dépistage courants, citons :

  • La mammographie, proposée aux femmes de 50 à 74 ans tous les 2 ans pour détecter le cancer du sein ;
  • La prise de sang à jeun, pour repérer le développement d’un éventuel diabète ;
  • Le test Hémoccult, réalisé tous les 2 ans chez les plus de 50 ans pour prévenir le cancer du côlon ;
  • L’amniocentèse, pour détecter d’éventuelles anomalies génétiques sur le fœtus lors d’une grossesse ;
  • Le fond d’œil, à effectuer tous les 1 à 2 ans chez les plus de 50 ans pour dépister un glaucome ou une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

En consultant votre médecin traitant, vous aurez tous les précieux conseils pour vous orienter vers le ou les dépistages adapté(s).

 

Cancer, la guérison au bout du chemin

Toutes les maladies ne peuvent malheureusement être dépistées. Parmi celles qui le sont, le cancer fait l’objet d’une attention toute particulière par les autorités de santé. Son dépistage précoce, combiné à des traitements de plus en plus efficaces, permettrait d’augmenter les chances de guérison des malades de manière significative. Et il y a en effet des rendez-vous clés à ne pas manquer !

  • Le frottis, pour prévenir le cancer du col de l’utérus chez la femme dès l’âge de 25 ans. Cet examen peut être réalisé par un gynécologue, le médecin traitant ou une sage-femme ;
  • Le dépistage du cancer de la peau, auprès d’un dermatologue une fois par an, afin de repérer d’éventuels tâches ou grains de beauté cancéreux ;
  • Le dépistage du cancer de la prostate, recommandé chez les hommes entre 50 et 74 ans tous les 4 ans.

Sans oublier le dépistage des cancers du sein et du côlon précités. Parlez-en à votre médecin traitant.

 

Des pathologies sans symptôme

Les tests de dépistage permettent bien souvent de détecter des anomalies silencieuses. Nombre de maladies dépistables apparaissent en effet sans symptôme visible ou ressenti. C’est le cas de beaucoup de cancers, ainsi que de nombreuses maladies génétiques ou congénitales. D’où l’importance de la prévention précoce.

Passée la soixantaine, il est par exemple vivement recommandé de surveiller le développement de l’ostéoporose, pathologie qui touche le squelette mais qui n’engendre aucun symptôme au départ de la maladie. La seule façon d’en connaître l’existence est de pratiquer une ostéodensitométrie qui mesure la densité osseuse. Sans cet examen, l’ostéoporose ne pourra être diagnostiquée qu’en cas de fracture.

 

VIH, des séniors qui s’ignorent

Principale cible des campagnes de prévention contre le sida, les jeunes ne seraient pourtant pas les seuls concernés par les risques de contamination du VIH. Selon une étude du Laboratoire Janssen engagé dans la lutte contre le virus, les plus de 50 ans représentaient 18% des personnes dépistées séropositives en 2012. Ces diagnostics réalisés tardivement chez les séniors diminueraient les chances de guérison, et ce d’autant que l’âge accélère le passage du VIH vers le développement du sida.

Loin des idées reçues, le VIH ne serait donc pas qu’une affaire de jeunes. A bon entendeur !

 

Dépisté sans frais

Sur prescription médicale, le dépistage des IST (Infections sexuellement transmissibles), dont le VIH, est réalisé gratuitement dans les différents laboratoires d’analyse en France. Les Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG)* proposent également un dépistage gratuit du virus du sida ainsi que des hépatites, sans prescription. De leur côté, les dépistages dits « organisés » prennent de l’ampleur. C’est déjà le cas pour les examens de dépistage des cancers du sein et du côlon, entièrement remboursés par la Sécurité sociale. Et depuis quelques mois, le dépistage du cancer du col de l’utérus bénéficie lui aussi d’une prise en charge à 100%.

Si ces examens ne révèlent rien, c’est une bonne nouvelle ! Mais n’oubliez pas pour autant de renouveler l’expérience dans les temps conseillés.

 

*Pour consulter la liste des CDAG, rendez-vous sur le site de Sida Info Service

 

Pour aller plus loin :

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