19 Juil 2019

La mémoire après 60 ans

Avec l’âge, des troubles de la mémoire apparaissent fréquemment. Ces petits oublis sont naturels, conséquence logique du vieillissement. Pour préserver les facultés de sa mémoire le plus longtemps possible, à chacun d’en prendre soin en la stimulant régulièrement.

Trous de mémoire ? Pas de panique

Aujourd’hui, la moitié des plus de 50 ans se plaint de sa mémoire. Ce petit mot que l’on a sur le bout de la langue qui refuse de sortir, ces lunettes ou ces clés qui se seraient volatilisées, son propre numéro de téléphone dont on est bien en peine de se rappeler… Des signes précurseurs d’une maladie liée à la vieillesse ? Par forcément, la plupart des troubles de la mémoire sont bénins et ne présagent pas de maladies liées à l’âge : démence vasculaire, Alzheimer… Même s’il est vrai qu’avec le temps, se concentrer requiert davantage d’énergie et entraîne donc inévitablement une baisse de régime de sa mémoire.

 

Les différents types de mémoire

La mémoire la plus perturbée par le vieillissement est celle dite épisodique. Celle-ci stocke des souvenirs d’évènements passés. Elle se rapporte au vécu de la personne. C’est aussi la mémoire la plus touchée par la maladie d’Alzheimer.

Autre mémoire à long terme, la sémantique. C’est la mémoire du savoir et de la connaissance, indispensable pour le langage. Une encyclopédie dont il est donc essentiel de prendre soin !

Parmi la mémoire à court terme, on retrouve la mémoire dite de travail, utilisée pour une situation immédiate. Celle-ci gardera l’information sur une très courte période, quelques minutes tout au plus. Enfin, la mémoire sensorielle, liée aux sens, permet de se souvenir des voix, des visages. Cette mémoire également à court terme est l’une des dernières préservées par la maladie d’Alzheimer.

 

« Consultation mémoire », de quoi s’agit-il ?

Outre l’avancée de l’âge, il y a certains facteurs qui peuvent nuire à la préservation de la mémoire, voire la fragiliser : dépression, stress, alcool, déficits visuels ou auditifs… En cas d’inquiétude, prenez rendez-vous avec votre médecin généraliste qui vous prescrira une « consultation mémoire » auprès d’un gériatre ou d’un neurologue. Celle-ci comporte un entretien individuel, un examen des fonctions biologiques ainsi qu’une IRM. L’objectif de la consultation qui peut durer de 2 à 3 heures est d’étudier l’ensemble des capacités motrices et cognitives du patient : gestuelles, neurovisuelles, de langage, de raisonnement etc… En cas de pathologie, un dépistage précoce assure une prise en charge optimale et adaptée : traitement, hospitalisation…

 

Stimuler sa mémoire : 3 pistes à explorer

Tout comme les muscles du corps, la mémoire doit être stimulée pour rester performante.

  • L’hygiène de vie, un grand classique qui a le mérite d’avoir un rôle majeur dans la préservation des facultés de la mémoire.Manger équilibré en jouant la carte des aliments riches en anti-oxydants et en Oméga 3. Notre article sur le sujet est à retrouver ici. Préserver la qualité de son sommeil, essentiel pour la consolidation de la mémoire et le stockage des informations. Enfin, faire de l’exercice, idéal pour le bon développement des neurones.
  • La mastication. On en connaît les vertus pour la digestion, un peu moins en ce qui concerne la stimulation du cerveau. Pourtant l’absence de mastication limiterait la stimulation sensorielle ainsi que l’apport en glucose vers le cerveau. Ce qui aurait un double effet, sur la mémoire sensorielle et la mémoire immédiate. La santé bucco-dentaire est donc à surveiller de prêt si l’on souhaite préserver sa mémoire !
  • La gymnastique du cerveau. Faire travailler régulièrement sa mémoire ! Tous les coups sont permis : lecture et méditation pour la concentration, jeux de société entre amis, mots croisés, sudoku, jeux de mémoire intergénérationnels (mémory, jeux de 7 familles…)

 

Car la mémoire ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ! S’il n’y avait qu’une phrase à retenir, ce serait bien celle-là !

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