8 Mar 2018

Régimes alimentaires, un effet de mode ?

Détox, vegan, paléo, sans gluten… ces nouvelles tendances alimentaires de consommation « sans » jouent la carte du manger sain. Souvent associées à un mode de vie revisité, elles concernent toutes les générations. Un coup de fourchette à manier avec justesse et sans excès.

S’agit-il d’un engouement dans l’air du temps, ou comme certains le revendiquent un réel besoin médical ? Toujours est-il que l’on ne compte plus autour de soi, les partisans de nouveaux comportements alimentaires, compliquant la tâche de la maîtresse de maison qui recevait traditionnellement ses convives autour d’un repas unique. Quoiqu’il en soit les intolérances à certains aliments ne datent pas d’hier. Davantage traquées et donc mieux diagnostiquées, ces allergies alimentaires sont aujourd’hui le lot d’une partie de la population qui n’a d’autre choix que de bannir certains aliments de son assiette. Mais cela est loin d’être le cas de tout le monde…

Tour d’horizon des régimes « Sans »

En vogue, ces nouvelles tendances alimentaires sont le plus souvent adoptées par choix. Toutes envahissent les assiettes qu’elles privent d’un ou de plusieurs aliments.

      • Le végétarien supprime tout produit d’origine animale, avec une tolérance pour le poisson, les œufs et les produits laitiers.
      • Le végétalien ne consomme aucun produit issu de l’exploitation animale (viande, œufs, miel, poisson, fromage…)
      • Le végan exclut de sa consommation tout produit d’origine animale, y compris dans le domaine cosmétique ou vestimentaire : laine, cuir, gélatine…
      • Le « sans » lactose élimine de son alimentation les produits laitiers et leurs dérivés : lait de vache, de chèvre, beurre, crème, fromage…

     

    • Le « sans » gluten exclut le blé, l’orge, l’avoine et le seigle, impliquant une modification profonde des habitudes alimentaires.
    • Le paléo, directement inspiré de ce que mangeaient nos ancêtres, supprime de son alimentation les féculents, produits laitiers ainsi que tout aliment transformé.
    • Le locavore s’adonne à une consommation exclusive de produits locaux.

     

    Une philosophie du mieux-manger ?

    En 2008, seul un tiers des régimes alimentaires suivis par les Français avait pour objectif principal la perte de poids. Dix ans plus tard, la tendance se confirme.

    Soucieux de renouer avec une alimentation saine et équilibrée, les partisans du végétarisme se retrouvent désormais au-delà des seuls militants défenseurs de la cause animale.  A la recherche de conseils et d’astuces pour cuisiner plus sainement, toutes les générations s’y adonnent. Et à la clef, un discours en faveur du « Sans » tend à se généraliser : meilleure digestion, amélioration du sommeil, regain d’énergie.

    Pour les spécialistes, néanmoins la vigilance s’impose. Loin d’être anodine, la privation d’un ou de plusieurs aliments pourrait entraîner à terme des troubles alimentaires graves : carences, ostéoporose, fractures dans le cas du lait. Universelle, la devise en matière d’alimentation perdure donc : manger équilibré, sans se priver… ou avec parcimonie !

×

Les commentaires sont fermés